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Fables de grenouilles

Les grenouilles et la marmite

« Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

LES GRENOUILLES QUI DEMANDENT UN ROI

Les grenouilles se lassant
De l’état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.

Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique :
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau.

Or c’était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s’aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.

Elle approcha, mais en tremblant ;
Une autre la suivit, une autre en fit autant :
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière

Jusqu’à sauter sur l’épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue :
« Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. »

Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et grenouilles de se plaindre.

Et Jupin de leur dire :« Eh quoi ? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement ;

Mais, ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.»

Jean de La Fontaine, Fables

Les Deux Taureaux Et Une Grenouille

Deux Taureaux combattaient à qui posséderait
Une Génisse avec l’empire.
Une Grenouille en soupirait.
Qu’avez-vous, se mit à lui dire
Quelqu’un du peuple croassant.
Et ne voyez-vous pas, dit-elle,
Que la fin de cette querelle
Sera l’exil de l’un ; que l’autre le chassant,
Le fera renoncer aux campagnes fleuries ?
Il ne régnera plus sur l’herbe des prairies,
Viendra dans nos marais régner sur les roseaux ;
Et nous foulant aux pieds jusques au fond des eaux,
Tantôt l’une, et puis l’autre ; il faudra qu’on pâtisse
Du combat qu’a causé madame la Génisse.
Cette crainte était de bon sens.
L’un des Taureaux en leur demeure
S’alla cacher à leurs dépens,
Il en écrasait vingt par heure.
Hélas ! on voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands.

Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine

La grenouille qui était sourde

Il était une fois une course … de grenouilles. L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour. Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença. Dans la foule de celles qui ne croyaient pas possible que des grenouilles atteignent le sommet de la tour, on entendait:

” c’est utopique !!! ”

“Elles n’y arriveront jamais ! ”

Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager, sauf une qui continua de grimper. Les gens continuaient :

” … Vraiment pas la peine !!! Elles n’y arriveront jamais !… ”

Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf une qui continuait envers et contre tout…

A la fin, toutes abandonnèrent, sauf cette grenouille qui, seule et au prix d’un énorme effort, rejoignit la cime. Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. A sa descente, l’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.

Et découvrit qu’elle… était sourde !

Source : psychologue.levillage.org (rubrique : histoires inspirantes)

Moralité de ces fables

les grenouilles c’est le peuple qui se croit opprimé par les puissants
à tel point qu’il finit par se croire totalement impuissant
restant spectateur des luttes des intrigants
dénigrant même tant qu’il peut lanceurs d’alerte et résistants

ce sont aussi les lanceurs d’alerte qui tapent du pied pour rebondir
et sourds aux cris qui les invitent largement à subir
continuent au contraire à être acteurs dans leur envie de réussir
pour que leurs enfants aient encore le droit à un avenir

Les premiers regardent vers le passé, les seconds vers l’avenir.
Entre les deux postures chacune et chacun doit à présent choisir.

Alain Uguen
Appel des amis des 150
https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/appeldesamisdes-4309.html

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